01/07/2004

Novembre 1966

Le Conseil d'Unité apprend que la Maison Saint-François Xavier va fermer ses portes. La Maison Brémond va quant à elle être remise en vente pour 225.000 francs. L'Unité suit l'affaire de près. Finalement, le curé Weber met la Maison Brémond à la disposition des scouts. C'est également en 1966 que des travaux ont eu lieu pour qu’elle soit présentable dans le décor du tournage d’un film, « Un soir, un train » avec Yves Montand et Annouck Aimé. Gilbert Jungen, ancien président de notre ASBL, a pu nous donner les précisions suivantes : "La Maison avait été nettoyée de fond en comble pour le film.André Delvaux, le réalisateur de film, connaissait bien Arlon pour y avoir fait son service militaire et il avait donc loué la Maison - pour quelques sous à l'abbé Weber - pour y tourner quelques scènes. La Maison avait toujours son bel escalier en chêne et surtout des beaux lambris en chêne au RC. Malheureusement ces lambris avaient été mis en couleurs depuis des générations, pour redonner du lustre à la Maison, ils ont été décapés avec grand soin et cirés par les Unités et les Cheftaines : constat a été fait. Quel ne fut pas le traumatisme de tous quand on constata que Delvaux avait fait tout peindre en blanc, mur, lambris, plafond et fenêtres pour les besoins du film ! Les lambris étaient déjà anciens, ils avaient résisté un premier décapage sévère (plusieurs couches de couleurs); Plus personne - courroux quant à la mise en couleur de Delvaux - ne voulait entreprendre un 2ème décapage qui de plus, aurait pu abîmer définitivement les lambris.Par la suite, en mauvais état, ils ont été arrachés. Le comble de l'histoire, les scènes filmées dans la Maison, n'ont jamais fait partie du film final, Delvaux ayant refait les scènes dans un autre environnement mais ces scènes existent toujours. Delvaux avait gardé de bons contacts avec l'Abbé Weber et d'autres arlonais et il est donc venu projecté, quelques mois plus tard, toutes les scènes arlonaises non retenues dans le film, dans un Service Club d'Arlon.Des précisions plus complémentaires sont certainement à obtenir notamment auprès de Chantal Mortier-Brarbier et de Carly Brix, témoins directs."

22:35 Écrit par nicolas thieltgen | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.